2006/06 - La presse écrite en danger
Monsieur le Premier Ministre, la presse écrite est en danger. Le quotidien Libération, l’un des principaux acteurs du débat démocratique, traverse de graves difficultés. Survenant dans un climat de malaise et de doute, sa mort (ou sa mise sous tutelle par le pouvoir économique) ouvrirait au sein de notre société une crise, dont la dimension politique, au sens large du terme, ne doit pas être sous-estimée. Ce serait, en outre, n’en doutons pas, le prélude à d’autres disparitions de titres dans une presse d’opinion malade, entre autres, des ravages causés par la prolifération des gratuits. Sauver « Libération » (L’Humanité ou France Soir) est un impératif, comme vient de le souligner le Forum permanent des sociétés de journalistes. C’est ce à quoi le gouvernement doit s’attacher sans tarder. Mais cela ne suffira pas. Il a l’impérieuse obligation de lancer au Parlement, dès la rentrée, une réflexion sur la pérennité d’une presse écrite indépendante, libre et pluraliste.
Communiqué de presse - 26 juin 2006
Communiqué de presse - 26 juin 2006
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