LE DEPARTEMENT DE L'HERAULT

L'Hérault, c'est la culture de la vigne et du vin, de l'olive et de son huile, de la mer et de ses fruits. Sa nature grandiose, associée à un patrimoine historique remarquable, est propice au tourisme et à la randonnée. 

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Gérard Delfau, Sénateur de l'Hérault

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Mercredi 10 septembre 2008

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

APPEL AUX ÉLUS LOCAUX

 

L’annonce d’une éventuelle privatisation de La Poste, en plein été, a fait l’effet d’une bombe et provoque beaucoup de réactions. C’est que l’enjeu est déterminant pour le pays.

En effet, la transformation de La Poste en société anonyme ouvrirait la voie à une dérive du type France Telecom. Mais les conséquences en seraient plus redoutables encore : en peu de temps, c’est 5 à 6 millions de Français qui, en raison de leur lieu de résidence ou de leur faible mobilité, seraient privés des services financiers de base, sans lesquels on se trouve aujourd’hui marginalisé. Les territoires ruraux et les quartiers excentrés ou sensibles des villes seraient les premières victimes de cette décision, car La Poste les abandonneraient comme l’ont fait les banques dans la décennie écoulée.

Il y a un deuxième aspect choquant à cette annonce : plusieurs milliers de municipalités ont été contraintes d’accepter la transformation d’un bureau de plein exercice en agence postale communale. Ce faisant, elles ont pris en charge une partie du coût : fourniture gratuite du local ; participation à l’indemnisation du salarié. Privatiser la Poste reviendrait à faire bénéficier de cette aide des actionnaires privés. Les dividendes qu’ils se partageraient seraient une forme de prélèvement sur le budget communal. Ce serait moralement inacceptable et juridiquement contestable au regard des règles de la concurrence.

Une dernière remarque : au moment où la Bourse décroche sévèrement, est-il sage d’envisager de faire prendre à La Poste un tel risque ? Qui paierait les pots cassés en cas de chute des cours ? Le contribuable, évidemment, comme aux États-Unis et en Grande-Bretagne dans la crise de l’immobilier.

Pour toutes ces raisons, je suis favorable à un referendum comme le prévoit désormais la Constitution, afin de porter le débat au niveau de l’ensemble des citoyens. Eux seuls peuvent décider d’une question aux implications sociales aussi graves. Et, dans cette perspective, les maires et les conseils municipaux doivent se mobiliser, puisqu’ils sont directement concernés. De leur détermination dépend l’issue de l’épreuve de force.

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